Jeudi 11/12/2008 : Nous avons décidé depuis quelques jours d’aller visiter Trujillo, station balnéaire située sur la mer des caraïbes, pour laisser un peu Elisabeth et Alfred tranquilles et commencer à découvrir ce beau pays. Seulement nous avons un problème : le pont pour accéder à Trujillo est cassé suite aux fortes pluies qu’il y a eu en novembre, on peut y accéder mais il faut prendre 3 bus, ça semble compromis sur une journée. Tant pis, nous changeons de programme, nous partons pour La Ceiba, située également sur la côte, ancienne capitale de la banane et devenue la ville où faire ses achats, à seulement 2 heures de bus d’Olanchito.
8h30 : Nous voilà partis tous les 2 vers le terminal de bus, quelques gouttes commencent à tomber alors qu’hier il faisait un temps de rêve. En bons bretons optimistes nous décidons de braver ce petit crachin, abrités sous nos « capotes », et continuons notre chemin vers le terminal. Arrivés là bas, nous trouvons le bus vert recommandé par Alfred sans problème, et nous voilà partis 30 minutes plus tard direction La Ceiba. Au fur et à mesure que nous nous rapprochons de La Ceiba le ciel vire au gris, le crachin au déluge… Nous apercevons des quartiers inondés, les gens avec de l’eau jusqu’au nombril, nous nous regardons en nous disant mais « que diable sommes nous allons faire dans cette galère ? ».
Nous descendons du bus sous des trombes d’eau essayant de nous abriter vaille que vaille sous nos cirés de bretons. Après 2 minutes à essayer de se faire comprendre, nous prenons le taxi direction Le Parque Central, soit la place principale du centre ville. A bord du taxi, nous voyons l’eau montée, montée, et finalement l’eau rentrer dans la voiture. Aïe ! Qu’est ce qu’on fait ? OUF : on arrive dans le centre ville et il n’y a plus d’inondations ! Nous pouvons profiter et découvrir cette ville. Nous allons voir la mer qui est déchaînée, nous nous faisons fouetter par le vent et retrouvons nos sensations de bretons à une différence près : ici le vent est chaud, quel bonheur !
Dans cette ville américanisée, nous nous arrêtons déjeuner chez Pizza Hut après quelques hésitations avec le burger king !
Nous voilà repartis sous la pluie direction le parc Swinford, tout mignon.
Puis direction le Mall Megaplaza, le centre commercial pour essayer de trouver des yaourts pour Alfred et Elisabeth car il n’y en a pas à Olanchito.
C’est là que le parcours du combattant commence vraiment : nous prenons un taxi mais arrivés à 500 mètres du centre commercial, impossible d’avancer nous sommes stoppés par un barrage d’eau ! Comme Mimi cracra l’eau elle aime ça, nous voilà partis avec Xavier pour braver l’eau, nous avons de l’eau jusqu’aux genoux mais ça nous fait bien marrer : venir jusqu’au Honduras et avoir de l’eau jusqu’aux genoux pour un breton c’est un peu la honte ! Nous qui faisons tout notre possible pour ne pas se faire mouiller par une vague qui saute sur la digue de Saint Malo…
Enfin après cette partie de fous rires, nous voilà arrivés tout dégoulinant dans le centre commercial à la recherche de yaourts que nous cherchons, nous cherchons … et ne trouvons pas. Il est déjà 14h45 et il nous faut songer à rentrer sans trop savoir si nous le bus pourra passer sur la route inondée ?
15h : Nous arrivons au Terminal, le bus pour Olanchito est là qui nous attend, tout juste montés dans le bus nous partons. Au bout d’une ½ heure, le contrôleur nous dit que nous allons changer de bus, pour un bus de la même entreprise mais qui est direct. 5 minutes après nous voilà dans notre nouveau bus, debout au milieu d’un bus bondé et nous dégoulinant toujours ! Heureusement au bout de 10 minutes plusieurs personnes descendent. Oui oui quand on dit direct il y a quand même quelques arrêts c’est normal.
17h15 : Nous voilà revenus dans notre chez nous, heureux de cette folle journée, bien au chaud, bien heureux de toutes ces découvertes, de voir comment des conditions climatiques peuvent influencer la vie des gens. La suite au prochain numéro !